Cela s’appelle un « lifting testiculaire », et c’est George Clooney qui l’a popularisé le premier.
C’était en 2013, George Clooney avait donc 52 ans, un âge – entre sex-appeal et maturité – où on peut se permettre ce genre de révélation sans déchoir. Mais l’info ressort ces jours-ci dans Ici Paris. La rédaction a dû se dire : « C’est l’été, cherchons un bon sujet sexy. Clooney se vend toujours bien … » Donc pour ceux qui auraient raté l’épisode, je vous détaille l’affaire : oui, George trouvait que ses « balls » flottaient trop bas, leur peau étirée se ridait étrangement ; on l’imagine à l’époque, observer ses organes au naturel, mesurer la chose, réfléchir, chercher sur internet… Oui, cette anomalie existe, on ne peut pas parler de « pathologie » mais le fait est que la configuration tombante présente des inconvénients : un « ballottement » désagréable, voire une torsion. A la clinique George V à Paris, on évoque « une gêne tant esthétique que fonctionnelle ; avec des bourses tombantes, l’homme a toujours l’impression de macérer dans ses sous-vêtements. Cette gêne est également ressentie lors des rapports sexuels avec une trop grande mobilité des bourses durant les rapports. » Il paraît que pour cette raison, les spécialistes recommandent de porter des slips qui « tiennent » mieux l’ensemble que le caleçon. Bref, « Dr Ross » a dû peser le pour et le contre, et finalement décider de se faire « remonter et repasser » tout ça.
C’est une décision d’esthétique intime, très intime : car contrairement aux seins tombants, des bourses tombantes ne se voient pas. George Clooney, c’est le mâle parfait. Il a été plusieurs fois élu « l’homme le plus sexy de la planète » ; mais reconnaissons qu’il faut un certain cran pour révéler ce genre d’intervention délicate. C’est comme si Sharon Stone annonçait avoir fait une nymphoplastie, – réduction des petites lèvres. Bizarrement, parler des organes masculins sonne moins intrusif que parler des organes féminins. Encore un combat à mettre au programme de me-too….
Les testicules oui, mais pas les poches sous les yeux
S’il a volontiers confié cette petite retouche dans une interview à Reuter Italy, le beau George, 65 ans maintenant, se déclarait plutôt contre la chirurgie esthétique : « Pas question de me faire enlever les poches sous les yeux, encore moins un lifting du visage, ça déforme, c’est artificiel, bref, ça ne rajeunit pas » C’est ce qu’il disait il y a 13 ans. Il habitait encore à Hollywood, cerné par des créatures obsédées par leur vieillissement et qui se défiguraient à coups d’injections de botox et d’acide hyaluronique, sans parler des opérations outrancières : Michelle Pfeiffer, Melanie Griffith, Nicole Kidman, Mickey Rourke ou – à Miami – la milliardaire Jocelyn Wildenstein qui oeuvrait à acquérir son visage de félin. Résultat : une panthère gondolée de film gore. De quoi en effet vous dégoûter de « faire » la moindre des choses.
A l’époque, il était bien dans sa vie, bien dans sa peau, George : il venait de rencontrer Amal Alamuddin, une splendeur libanaise doublée d’un cerveau brillant d’avocate internationale, 17 ans de moins que lui. Le grand amour ; d’où un désir évident de peaufiner ses attraits. Avec ses précédentes compagnes, sa morphologie ne le dérangeait apparemment pas trop. Une vie nouvelle avec Amal exigeait une petite rénovation.
Quelques mois après l’opération, ils se sont mariés à Venise, en 2014. Leurs jumeaux sont nés en 2017. Et depuis 2021, la petite famille réside à Brignoles, dans le domaine viticole du Canadel, tout en passant ses vacances en Italie, autour du lac de Côme. De vrais Européens, Français même, depuis 2025. George l’a plusieurs fois répété : il apprécie que ses gosses ne vivent pas dans le harcèlement de la presse à sensation, ni dans les artifices de Hollywood.
Nature, il vient boire un coup aux cocktails régionaux
Et comme il sait que sa célébrité et sa vaste propriété de 9 millions en Provence ont plus joué que son français approximatif dans les procédures de naturalisation, le fûté charmeur compense ce privilège : il participe à nos réjouissances, mouille la chemise, honore les évènements de sa région. Par exemple le 4 juin dernier à… Châteauneuf-le-Rouge, 2300 habitants : au gala de charité organisé par le Rotary Aix pour l’association Soleil Bleu Azur (qui aide à la recherche et à réaliser les rêves des enfants malades des hôpitaux), eh bien, la star américaine a joyeusement serré les mains, fait des selfies, et dîné, éclipsant – un peu – Jamel Debbouze, François Cluzet, Gérard Jugnot, Gérard Darmon et Patrick Timsit. Avec ce beau monde très masculin, la vente aux enchères a rapporté 700'000 euros. On ignore si dans leurs échanges, l’opération des « balls » a roulé dans les conversations.