Newsletter du 17 juin 2026

par Catherine | Juin 17, 2026 | Newsletter Archive

George Clooney
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George Clooney

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Mr Omega-Nespresso n'hésite pas à faire profiter ses congénères de ses expériences. Evidemment qu'il ne doit pas être le seul à souhaiter rafraichir ses atours intimes.  

Bistouri : les bourses de George Clooney

Cela s’appelle un « lifting testiculaire », et c’est George Clooney qui l’a popularisé le premier.

 

C’était en 2013, George Clooney avait donc 52 ans, un âge – entre sex-appeal et maturité – où on peut se permettre ce genre de révélation sans déchoir. Mais l’info ressort ces jours-ci dans Ici Paris. La rédaction a dû se dire : « C’est l’été, cherchons un bon sujet sexy. Clooney se vend toujours bien … » Donc pour ceux qui auraient raté l’épisode, je vous détaille l’affaire : oui, George trouvait que ses « balls » flottaient trop bas, leur peau étirée se ridait étrangement ; on l’imagine à l’époque, observer ses organes au naturel, mesurer la chose, réfléchir, chercher sur internet… Oui, cette anomalie existe, on ne peut pas parler de « pathologie » mais le fait est que la configuration tombante présente des inconvénients : un « ballottement » désagréable, voire une torsion. A la clinique George V à Paris, on évoque « une gêne tant esthétique que fonctionnelle ; avec des bourses tombantes, l’homme a toujours l’impression de macérer dans ses sous-vêtements. Cette gêne est également ressentie lors des rapports sexuels avec une trop grande mobilité des bourses durant les rapports. » Il paraît que pour cette raison, les spécialistes recommandent de porter des slips qui « tiennent » mieux l’ensemble que le caleçon. Bref, « Dr Ross » a dû peser le pour et le contre, et finalement décider de se faire « remonter et repasser » tout ça.

 

 C’est une décision d’esthétique intime, très intime : car contrairement aux seins tombants, des bourses tombantes ne se voient pas. George Clooney, c’est le mâle parfait. Il a été plusieurs fois élu « l’homme le plus sexy de la planète » ; mais reconnaissons qu’il faut un certain cran pour révéler ce genre d’intervention délicate. C’est comme si Sharon Stone annonçait avoir fait une nymphoplastie, – réduction des petites lèvres. Bizarrement, parler des organes masculins sonne moins intrusif que parler des organes féminins. Encore un combat à mettre au programme de me-too….

 

 

Les testicules oui, mais pas les poches sous les yeux

 

 

S’il a volontiers confié cette petite retouche dans une interview à Reuter Italy, le beau George, 65 ans maintenant, se déclarait plutôt contre la chirurgie esthétique : « Pas question de me faire enlever les poches sous les yeux, encore moins un lifting du visage, ça déforme, c’est artificiel, bref, ça ne rajeunit pas » C’est ce qu’il disait il y a 13 ans. Il habitait encore à Hollywood, cerné par des créatures obsédées par leur vieillissement et qui se défiguraient à coups d’injections de botox et d’acide hyaluronique, sans parler des opérations outrancières : Michelle Pfeiffer, Melanie Griffith, Nicole Kidman, Mickey Rourke ou – à Miami – la milliardaire Jocelyn Wildenstein qui oeuvrait à acquérir son visage de félin. Résultat : une panthère gondolée de film gore. De quoi en effet vous dégoûter de « faire » la moindre des choses.

 

A l’époque, il était bien dans sa vie, bien dans sa peau, George : il venait de rencontrer Amal Alamuddin, une splendeur libanaise doublée d’un cerveau brillant d’avocate internationale, 17 ans de moins que lui. Le grand amour ; d’où un désir évident de peaufiner ses attraits. Avec ses précédentes compagnes, sa morphologie ne le dérangeait apparemment pas trop. Une vie nouvelle avec Amal exigeait une petite rénovation.

Quelques mois après l’opération, ils se sont mariés à Venise, en 2014. Leurs jumeaux sont nés en 2017. Et depuis 2021, la petite famille réside à Brignoles, dans le domaine viticole du Canadel, tout en passant ses vacances en Italie, autour du lac de Côme. De vrais Européens, Français même, depuis 2025. George l’a plusieurs fois répété : il apprécie que ses gosses ne vivent pas dans le harcèlement de la presse à sensation, ni dans les artifices de Hollywood.

 

 

Nature, il vient boire un coup aux cocktails régionaux

 

 

Et comme il sait que sa célébrité et sa vaste propriété de 9 millions en Provence ont plus joué que son français approximatif dans les procédures de naturalisation, le fûté charmeur compense ce privilège : il participe à nos réjouissances, mouille la chemise, honore les évènements de sa région. Par exemple le 4 juin dernier à… Châteauneuf-le-Rouge, 2300 habitants : au gala de charité organisé par le Rotary Aix pour l’association Soleil Bleu Azur (qui aide à la recherche et à réaliser les rêves des enfants malades des hôpitaux), eh bien, la star américaine a joyeusement serré les mains, fait des selfies, et dîné, éclipsant – un peu – Jamel Debbouze, François Cluzet, Gérard Jugnot, Gérard Darmon et Patrick Timsit. Avec ce beau monde très masculin, la vente aux enchères a rapporté 700'000 euros. On ignore si dans leurs échanges, l’opération des « balls » a roulé dans les conversations.

 

 

"Jay Kelly", son dernier film signé Noah Baumbach est sorti en décembre 2025; il est visible sur Netflix : une star, George, fatigué de sa gloire, peine à surmonter sa lassitude.  Une mise en abyme sur les coulisses du show biz. 

PESSOA MIS EN SCÈNE PAR BOB WILSON : ÉBLOUISSANT

 

Bob Wilson a révolutionné le théâtre contemporain. Il lui a apporté une dimension picturale et méditative qui explose ici. Ce metteur en scène américain est mort en 2025 et ceci est sa première reprise post-mortem.

 

C’est une splendeur. Qui, en plus, ne dure pas plus d’1heure 20, ce qui était rare avec ce champion des spectacles interminables, 3 h, 4 h, 5 h, et plus. Il raconte le poète portugais Fernando Pessoa et ses 6 doubles, ses hétéronymes, comme il disait. « Since I’ve been me » invite sept acteurs de toutes nationalités qui déploient sur scène une virtuosité à couper le souffle : verbe, chorégraphie, précision, intensité.

 

Maria de Medeiros incarne « l’original », Pessoa, en moustache et chapeau melon, elle joue en français, portugais, italien, elle est prodigieuse; mais ses partenaires, italiens, brésiliens, français, le sont aussi. L’ensemble est un chatoiement en rouge et noir, camaïeux de bleus, fumées et fulgurances électriques, avec trois ou quatre ambiances différentes, culminant sur la fin de la vie. Il y a du burlesque et de la poésie, de la philosophie et des émotions, de la tristesse et de la fraîcheur.

 

Et surtout un jeu de lumières, de graphismes, de mouvements dessinés dans l’espace comme autant de tableaux vivants. Pessoa nous parle d’amour et d’observations quotidiennes, s’interroge et nous interpelle.

 

On en ressort subjugué et charmé. Inutile de dire que le théâtre de la Ville est bourré et en extase.

 

« Since I’ve been me » au Théâtre de la Ville à Paris jusqu’au 21 juin 2026. Les surtitres sont sur des écrans en haut et sur les côtés mais on n’est pas obligé de les lire, on saisit le sens.

Réservez votre place
Pour réserver  https://www.theatredelaville-paris.com/fr/spectacles/saison-25-26/theatre/pessoa-since-ive-been-me-1

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