| Entre la succession du groupe et les bourdes de Madame, la famille Arnault est souvent en une. Là, ce sont les propos hors sol de la femme du milliardaire qui font les gorges chaudes. En rire ou en pleurer ? Et maintenant la bourde d’Hélène Arnault sur RTL …. Misère. Les gazettes avaient déjà évoqué les manigances de la pianiste pour favoriser ses trois fils dans la succession de l’empire – contre Delphine et Alexandre, les enfants du premier mariage. Elle a farouchement démenti. Mais là, c’est trop gros, elle dû s’excuser platement. La pauvre épouse n’en finira jamais avec les dérapages. Rembobinons : on se souvient de la plainte du cuisinier de Dior en 2024 qui poursuivait Bernard Arnault en justice pour « travail dissimulé » pendant 10 ans. Le chef était salarié de Dior, il mitonnait les déjeuners, dîners, cocktails, apéros, snacks, goûters et autres business-gourmandises pour la maison de couture (du groupe LVMH). Mais s’ajoutait un travail personnalisé pour la famille Arnault, parents et enfants. A la maison rue de Bellechasse, Paris 7ème, sur leur yacht, à St Tropez, Courchevel et autres îles privées, le soir et pendant les vacances, il était souvent appelé en mission VIP. Et sans contrat. Donc on devait le payer en liquide. Mais ce qui a dû pousser ce fidèle cuisinier à porter plainte tenait peut-être plus à une attitude qu’à une « négligence » administrative. Si la maîtresse de maison – alias Hélène Mercier Arnault – avait été plus reconnaissante, il aurait probablement continué sans se plaindre. Il se trouve que « la patronne », pianiste célèbre, se comportait comme un féodal. Elle le bombardait de sms, – pas dix, pas vingt, une cinquantaine par jour ! – des messages acrimonieux et autoritaires : les bougies d’anniversaire de son fils sont « moches », la salade de fruits n’est que « du fruit coupé », « quand je demande une salade de fruits, c’est une salade de fruits ! », « ciel, je ne sais plus quoi faire avec ces gens ! » « ces gens » étant le petit personnel de maison… On compatit. Et on observe que si le management n’est pas son fort, à Madame l’Artiste, l’empathie non plus. Les SDF ? « Un choix de vie » Voilà que fin février, au micro de Marc Olivier Fogiel, au fil d’une longue interview où elle promeut son nouveau disque, Hélène Mercier-Arnault est aussi interrogée sur la vie, le bonheur, la coiffure… et les SDF. Sur les SDF, les propos sont tellement choquants que le rédacteur en chef les coupe au montage. Une indiscrétion a fourni les bandes au Canard Enchaîné. Depuis, ce sont des railleries dans tous les journaux. On en apprend de belles sur la mentalité de cette Québecoise née à Montréal dans une famille bourgeoise, père avocat. Donc les SDF : « ils ont choisi ce mode de vie : se mettre en retrait de la société ». Relancée par son interlocuteur interloqué, elle s’enfonce : « …Les SDF, c’est un vaste sujet (…) A Vienne, les SDF sont capables de siffler des mélodies de Schubert !» Si-si ! En Autriche, certains fiers clochards ont l’oreille musicale. Le rêve. On se dit que cette grande sociologue cultive le deuxième degré. L’humour limite ? Mais non. Elle traduit sa pensée… A propos d’argent, la belle Hélène assure que « l’argent ne fait pas le bonheur » On a envie de lui répondre : alors rendez-le. Elle ne blague pas; pour elle, « le bonheur, il est en soi ». Gagné ! Oiseau de paradis posé sur une fortune de 80 milliards, elle, le bonheur, elle s’efforce de le cultiver. Pas facile. Madame développe, avec une sincérité touchante : « La fortune ça ne m’intéresse pas. Si je dois me retrouver dans un hôtel trois étoiles ça n’est pas un sujet pour moi ». Je décrypte : pour cette habituée des palaces, un trois étoiles est un bouge. Mais ça ne la dérange pas de dormir dans un bouge. A la bonne franquette. Marie-Chantal canadienne : où est le mal, je vous le demande ?! D’ailleurs, c’est ce qui frappe chez cette femme tellement hors sol : son côté spontané, bonne franquette, oui. Quand elle répond aux questions, elle est comme Céline Dion : cœur à cœur, sans penser à mal. Ce qui a préservé la richissime – et intelligente – Céline de ce genre de déconnection malgré sa fortune immense, ce sont ses origines modestes avec lesquelles elle n’a jamais rompu. Etourdie – abrutie ? – par toutes les maisons de luxe de son mari, Hélène Mercier-Arnault, elle, a perdu contact avec le monde réel. Celui des SDF, des cuisiniers, des majordomes… Marie-Chantal canadienne, quand elle en parle, elle ne mesure pas le grotesque. Pauvre Bernard… C’est son mari qui doit rugir. Avec ce scandale, sa femme ne va pas aider aux actions LVMH en bourse. La malheureuse a dû se faire copieusement engueuler. Préoccupé par des chiffres d’affaires en chute à cause de la guerre – à Dubai, plus moyen de s’acheter un sac Vuitton – il paraît qu’il ignorait jusqu’à l’existence de cette interview. Je me souviens que quand Paris Match prospérait, Monsieur refusait presque toutes les demandes d’interviews seul à seul avec Madame. Il le savait, elle a son franc-parler, sa petite femme ! Il faut dire que lors de leur première rencontre, la blonde pianiste lui avait lancé une de ces phrases-dynamite dont elle a le secret : « Les hommes d’affaires ? Tous des voleurs et des menteurs ! » A l’époque, il lui avait expliqué : « Pas quand on vise un certain niveau. » Ah d’accord. On peut dire aujourd’hui qu’elle a complètement adhéré. Elle trouve même que « les hommes d’affaires sauraient mieux diriger le pays que les politiques ». Si ça n’est pas une déclaration d’amour… A l’époque, Bernard était subjugué par son talent de pianiste. Lui-même se défend pas mal au clavier. Les sonates de Chopin sont sa spécialité. Un grand romantique, au fond. C’est ce qui avait séduit Hélène. Là, il a dû voir rouge. Et se passer les nerfs sur une malle Rimowa. Ou se vider un flacon de cognac Hennessy by Franck Gehry, et – désirer très fort – briser la carafe en cristal à 150’000 euros. Cool, Bernard. Dans un mois, on n’y pensera plus.   Photographiés chez eux par Jean-Claude Deutsch, Paris Match, Bernard Arnault et sa femme depuis 35 ans, Hélène Mercier-Arnault. L’harmonie au piano. |