Newsletter du 24 décembre 2025

par Catherine | Déc 24, 2025 | Newsletter Archive

Timothée Chalamet et Kylie Jenner, wonder-couple américano-européen

Kylie Jenner, Timothée Chalamet, wonder couple : bientôt 2 ans

 

Si Trump est en train de ruiner la belle entente transatlantique, Hollywood et les artistes démontrent la complémentarité des deux continents. Illustration avec ces tourtereaux pas si bidon.

  

Il va falloir s’y faire : leur histoire est partie pour durer.  Il y a 2 ans, ce couple qui se bécotait aux Golden Globes devant les photographes incrédules, c’était l’association de la carpe et du lapin. Pire : c’était la trahison ! Chalamet, notre emblème si chic de la culture et de l’originalité franco-new-yorkaises succombait à une caricature de la vulgarité californiennne :  Kylie Jenner, star de « L’incroyable famille Kardashian », dont le seul objectif fut de devenir célèbre. Dès ses 10 ans, la petite a en effet grandi dans une villa truffée de caméras, au cœur d’un gynécée qui s’exprimait, agissait sans filtre. Un personnage de la téléréalité dont l’acte de bravoure fut de se faire gonfler les lèvres !  Le buzz a scellé son rôle dans le feuilleton. Bref… Voir ces deux contraires attirés comme des aimants, c’était comme… mélanger du ketchup au caviar !  On s’est dit que, bon, après Lourdes (fille de Madonna), après Lily Rose (fille de Vanessa Paradis), Timothée a voulu expérimenter l’incarnation paroxystique de la superficialité L.-A. Que, peut-être, l’alchimie des corps a de ces mystères, les deux jeunes gens de 25 et 26 ans ont laissé parler leurs hormones et que, ma foi comme on dit, c’est une affaire de cul, ça va leur passer.

Eh bien, d’abord, il est des concomitances sexuelles qui durent des décennies. Ensuite, il n’y a pas que le sexe. Si l’on a bien observé le couple au fil de ces 2 ans de romance, certains changements n’ont pas pu nous échapper. Surtout sur elle. Mine de rien, elle s’est transformée, Kylie. Fini le sex-appeal provocateur, les couleurs criardes, les associations de lycra improbables. On la voit maintenant en long fourreau noir, en dentelle, en sobre pantalon fluide et pull cachemire… Côté maquillage, fini le gloss arrogant, d’ailleurs elle a retrouvé ses lèvres naturelles, elle a rangé ses faux-cils et ses extensions capillaires, ôté ses (fausses) griffes blanc nacré… Bref, depuis qu’elle est avec son Timy, elle s’est presque convertie au classicisme ! L’heureuse influence de son amant, virtuose de la mode la plus pointue. Il doit apprécier.

Kylie femme d’expérience

Mais leurs oppositions les enrichissent l’un et l’autre. Ne pas oublier que, sous le verni tapageur, Kylie Jenner a traversé une vie en accéléré. Par exemple, elle est déjà mère de deux enfants de 6 et 2 ans (avec le rapper Travis Scott), elle a créé sa chaîne YouTube, et – à bonne école avec sa mère et ses sœurs -, multiplié les affaires fructueuses, à commencer par ses cosmétiques. Auxquels il faut ajouter toutes sortes de branches, des fringues pour adultes et enfants, aux partenariats avec les marques, aux pop-up stores, aux participations dans des clips, aux défilés avec Gigi Haddid. A 28 ans, elle a le parcours d’une quadragénaire. Alors à côté d’elle, le délicieux interprète du « hippy » Bob Dylan fait un peu… jeunot. Et pauvret : la fortune de Kylie est estimée à 900 millions de dollars, ce qui la classe au top des plus jeunes milliardaires de l’Histoire. Pour négocier ses cachets, Timothy bénéficie désormais des conseils avertis de sa fiancée. D’ailleurs, pour ses récentes apparitions dans les pubs « Bleu » de Chanel, on murmure qu’il aurait touché… 35 millions de dollars. Un effet d’entraînement ? 

Leurs origines mélangées sont leur originalité

Cet échange de compétences, c’est là peut-être le secret de leur entente. Timothée lui apporte la distinction, les références culturelles new-yorkaises (où il est né), l’œil éduqué d’un enfant élevé entre un père journaliste français et une mère américaine d’origine russe et autrichienne, ex-danseuse, ex-actrice, devenue promoteur immobilier. Son grand-père maternel, Harold Flender, est scénariste, son oncle, Rodman Flender, réalisateur et producteur, marié à une productrice, Amy Lipmann. Il a grandi au Manhattan Plaza où 70 % des résidents sont des artistes, il est diplômé de LaGuardia Art School, et il revient régulièrement passer ses vacances en France, à Chambon-sur-Lignon, dans la maison de ses grands-parents paternels. Un « produit bi-culturel » dont il est fier. Et finalement assez proche de Kylie aux origines arméniennes, ne l’oublions pas. Ses grands-parents à elle ont émigré en Amérique en 1900, ils sont américains « pure beef » mais comme beaucoup d’Arméniens-américains, les Kardashian ne cachent pas leurs racines, envoient de l’argent au pays pour aider l’Arménie et le Haut-Karabakh ; en 2021, Kim Kardashian, sœur de Kylie, a remercié le Président Biden d’avoir reconnu officiellement le génocide arménien perpétré par l’empire ottoman en 1915 (1,5 millions de massacrés), elle s’était rendue sur place, y avait rencontré ses cousines, avait organisé un concert gratuit. Une histoire inscrite dans les gènes pour cette famille médiatisée, illustration de la success-story US.   

Et maintenant, elle sera actrice !

 D’ailleurs pour Kylie, rien n’est jamais acquis, c’est une bosseuse, pas une glandeuse : seule propriétaire de sa griffe, elle a créé la polémique l’année dernière avec ses manteaux d’hiver (sur khy@ by Kylie Jenner) dont un long astrakan ivoire : « On dirait une fourrure de caniche, je ne veux pas de ça ».  Nobody is perfect. Aujourd’hui, sa nouvelle ligne de cosmétiques, tout habillée de rose, plonge dans sa propre légende, il y a 10 ans ! Très forte, décidément. Maintenant elle devient actrice : elle est au casting d’un film tourné en 2026 sur les coulisses de l’industrie musicale aux côtés de… Arielle Dombasle qui saura lui prodiguer ses conseils de Parisienne avertie. De son côté, Timothée va fêter ses 29 ans : après Dylan, il incarne un champion de ping-pong, « Marty Supreme » (sortie française en février 2026). Puis ce sera le blockbuster « Dune 3 », puis « High Side » où il sera un ancien pilote de Grand Prix moto hanté par un accident. Petit à petit, il prend de la bouteille. Il a rangé ses vestes fuchsia et ses dos nus pour un style plus taillé pour les responsabilités : jean, blouson gris, bonnet bleu, presque un look de jeune papa. Et si c’était pour bientôt ?

Catherine Schwaab

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Stomp : humour et percussions virtuoses

Plus de vingt ans qu’ils nous bluffent. Cette troupe anglaise de huit musiciens-danseurs-créateurs s’est démultipliée,  a sillonné le monde, et revient à La Cigale à Paris avec leurs sons, leurs tempos, leur danse, leurs sauts et leurs gags époustouflants. Des athlètes olympiques qui ne se prennent pas au sérieux : leur show reste pourtant unique, ils ont réinventé les percussions du ghetto avec toutes sortes de supports et de sons, du balai au bidon à l’évier en inox, au  couvercle en tôle, au papier, au sac plastique, au briquet… Les enfants sont hilares, les adultes, bluffés par leur précision chorégraphique leur énergie et leur plaisir qui nous remettent l’humeur au beau fixe.  

 

 

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Katsu Katsu : un resto japonais qui croustille

Les restaurants asiatiques se diversifient, c’est une bonne nouvelle. Chinois, coréens, japonais… ils commencent à nous servir de vrais plats comme là-bas. Par exemple ce japonais sans prétention dans son décor boisé minimaliste un peu trop éclairé, ok, mais bien pratique pour observer les plats. Dans les assiettes, les plateaux, les grands bols : des katsu, du poulet, porc, crevettes enrobées de chapelure fine et non grasse posées sur une petite grille avec des légumes, un bol de riz, et/ou des pâtes à la crème, si-si ! Il y a aussi des grandes soupes avec des pâtes et pleins de viandes, raviolis… Des entrées très fines : salade de poulpe, langue de boeuf marinée, potiron au four… En dessertt entre autres : la délicieuse glace au sésame noir. Le tout à des prix défiant la concurrence française ! Dans les 12-15-18 euros le plat ou le menu complet. C’est situé près du passage Choiseuil et du Théâtre des Bouffes Parisiens, non loin de la rue Sainte-Anne, la « rue des Japonais ».

Katsu Katsu : 25 rue St Augustin – 75002 Paris – 01 86 04 69 22

 

Tilda Swinton entre au musée d’Amsterdam

Tilda fascine, subjugue, inspire… Une créature hors normes au charisme qui impressionne autant les cinéastes que le grand public. Je l’ai récemment rencontrée à Paris, – ô priviliège ! – à la très belle librairie 7L, le studio de shooting de « Karl » (Lagerfeld) où elle lisait et signait son album (72 euros quand même). Et franchement, elle est à part. Majestueuse, intelligente et gentille. Elle n’a que 65 ans et déjà sa carrière fait l’objet d’une expo personnelle au Eye Filmmuseum d’Amsterdam. Mais ce livre donne plus, il fait comprendre l’intime relation tissée entre elle et ses cinéastes préférés, du regretté Derek Jarman à Pedro Almodovar. Un bel (et lourd) objet, enrichissant et chic. 

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